Désespoir...

 

 

Le désespoir est l’ennemi de l’espoir,

il naît quand ce dernier ce réduit en cendres

 et grandit quand on cède et quand notre âme

s’affaiblit pour n’écouter que le chant lugubre

 de notre esprit.

 

Désespérer c’est se sentir éloigné de ce monde,

des choses et des gens qui nous entourent,

pour se sentir délaissé à une amertume

qui nous tient compagnie dans un labyrinthe

sans issue, où on finit dévoré par les rêves

qui habitent les recoins les plus intimes

de notre tréfonds.

 

Quand on désespère devant nous tout se teinte

 de couleur noir si sombre et si triste.

Le jour ressemble à la nuit,

nos rêves se taisent, notre âme agonise,

 et notre vie s’allie à la mort.

On dessine avec nos mains

l’esquisse de notre abandon.

 

Heureusement, le désespoir n’est pas éternel,

sa victoire est éphémère, et « dans toutes les larme s’attarde un espoir »...

 

Vaincre le désespoir passe par ranimer

le goût de vivre,

par un simple sourire après une larme,

par un aveu, par une chanson douce,

par un regard tourné vers un ciel musicalisé

où se fige le portrait de nos rêves,

par une lueur de bonheur qui jaillit quand

on écoute cette conversation enchanteresse 

 entre  les étoiles et la lune dans une nuit sereine.

 Il suffit de ces choses-là

pour faire les beaux jours

et enterrer cette amertume

qui étouffe nos désirs et ainsi mettre un terme

à ce goût si amer laissé par le désespoir.

 

 

 

 

 

 

aucoindespoemes© copyright 2003